Transformer un salon professionnel en festival de musique bouscule assez utilement les codes du secteur. Playtime va au bout de l’idée : derrière l’ambiance festive, l’intention business est limpide. Les professionnels de la mode enfant ont besoin d’un événement qui les prend au sérieux autant qu’il leur donne envie d’y être, c’est ce que le Playtime Fest propose à Paris du 27 au 29 juin.
Marques, acheteurs, prescripteurs, tout le monde a des agendas serrés. Venir en présentiel se justifie moins par automatisme qu’avant. Playtime Fest prend le sujet à bras-le-corps : plus de 260 marques de mode, lifestyle et chaussures venues de 33 pays, une programmation bien remplie, et une ambiance où les rencontres professionnelles ont une chance de devenir autre chose qu’un échange de cartes de visite.
Ce qui change cette saison : la carte du monde. L’Australie entre dans le top 10 des pays représentés. Ses labels apportent une esthétique solaire et détendue, assez éloignée des codes nordiques et méditerranéens qui tiennent habituellement le haut du pavé. Le Brésil s’invite côté bain et chaussures avec des couleurs et des imprimés que les showrooms européens découvrent à peine. La mode enfant haut de gamme est devenue un marché mondial, et Playtime en est une bonne preuve.
Un quart du line-up est inédit cette saison. Soixante marques sont là pour la première fois, dans des espaces pensés pour les mettre en avant rapidement. C’est souvent là que les bonnes surprises arrivent, une collection qui accroche l’œil en quelques secondes, loin des stands que l’on revisite par habitude.
Pour le printemps-été 2027, l’agence Future Snoops présente deux directions : Happenstance et Lull. Les détails se découvrent sur place lors de la conférence du lundi matin, mais les noms donnent déjà le ton — légèreté d’un côté, envie de ralentir de l’autre. Deux états d’esprit que les familles connaissent bien.
Des artistes occupent les espaces tendance. Douze illustrateurs cherchent des collaborations directes avec les marques et les détaillants. Le magazine MilK sélectionne ses pièces favorites du weekend. Design Hunger remet ses prix et propose des sessions de conseil. Une agence presse ouvre un café-débat sur l’influence et les relations médias. Venir pour les collections et repartir avec plus : c’est le format.
Le Fest poursuit sa route en juillet à New York avec 280 marques sur trois jours. Los Angeles accueille une version plus petite et plus directe, pensée pour des échanges resserrés entre acheteurs et marques. Même énergie, trois formats différents, une seule idée : un salon peut être un endroit où l’on a envie d’aller.
Staging a trade show as a music festival shakes up the sector’s conventions in ways that actually matter. Playtime commits to the idea fully: behind the festive surface, the business logic is clear. Professionals in childrenswear need an event that takes them seriously while giving them a reason to show up. That is what Playtime Fest offers in Paris, from 27 to 29 June.
Brands, buyers, prescriptors: everyone is running on a tight schedule. Showing up in person requires more justification than it once did. Playtime Fest takes the question head-on: over 260 fashion, lifestyle and footwear brands from 33 countries, a full programme, and an atmosphere where professional encounters have a chance of becoming something more than a business card exchange.
What shifts most visibly this season is the geography. Australia enters the top ten represented countries for the first time. Its labels bring a solar, unhurried aesthetic that sits some distance from the Nordic and Mediterranean codes that have long set the tone across the sector. Brazil arrives in swimwear and footwear with colour and print energy that European showrooms are only beginning to fully understand. Premium childrenswear has become a genuinely global market, and Playtime offers good evidence of that.
A quarter of the line-up is new this season. Sixty brands are present for the first time, placed in spaces designed to give them visibility quickly. That is often where the real discoveries happen, a collection that holds the eye in a matter of seconds, far from the stands one returns to out of habit.
For spring/summer 2027, trend agency Future Snoops presents two directions: Happenstance and Lull. The details unfold during Monday morning’s on-site presentation, but the names already set the register: ease on one side, a desire to slow down on the other. Two states of mind that families know well.
Artists occupy the trend spaces. Twelve illustrators seek direct collaborations with brands and retailers. MilK magazine curates its selections across the weekend. Design Hunger hands out its prizes and opens advisory sessions on visual identity. A press agency hosts an open conversation on influence and media relations. Come for the collections, leave with more. That is the format.
The Fest continues to New York in July, with 280 brands across three days. Los Angeles receives a smaller, more focused edition, built for close exchange between buyers and labels. Same energy, three different formats, one underlying idea: a trade show can be somewhere you actually want to be.

Playtime Fest Paris
27, 28 et 29 juin 2026
27, 28 and 29 June 2026
Parc Floral de Paris
www.iloveplaytime.com