Imaginez la scène : vous avez 10 ans, une collection de comics bien fournie, et le rêve secret de sauver le monde. Et puis arrive votre petit frère, nouveau-né doté de super-pouvoirs. Pas vous. Lui. Celui qui ne sait même pas encore tenir sa tête. C’est le point de départ de Super Charlie, un film d’animation suédois qui bouscule joyeusement les codes du genre et débarque en salles le 18 février.
Dans la hiérarchie familiale, être l’aîné comporte normalement des avantages. Mais quand le petit dernier se met à voler plus vite qu’un avion et à soulever des voitures avant même de marcher, la donne change radicalement. Will, le héros de cette histoire, découvre que son statut de grand frère vient de perdre toute sa superbe face à Charlie, un nourrisson surpuissant. Pourtant, lorsqu’un super-vilain menace Stockholm, Will comprend qu’avoir un bébé extraordinaire dans la famille n’est peut-être pas une malédiction. Il va falloir lui apprendre les bases : voler sans s’écraser, combattre les méchants (et non pas papa), et surtout, gérer ses envies de câlins en pleine mission de sauvetage.
L’origine de ce projet atypique mérite le détour. Camilla Läckberg, célèbre auteure de thrillers scandinaves traduite dans le monde entier, a conçu cet univers de manière très pragmatique. À la naissance de son cinquième enfant, Charlie, elle cherchait un moyen d’apaiser la jalousie de ses quatre aînés. Sa trouvaille ? Leur raconter que le nouveau-né était secrètement un super-héros accomplissant des missions nocturnes. Après six mois de storytelling parental créatif, l’écrivaine a eu une révélation : cette histoire ferait un excellent livre pour enfants. Le vrai Charlie, aujourd’hui adolescent de 15 ans, se présente encore volontiers comme « Super-Charlie ». Une belle façon d’assumer son héritage fictif.
Picture this: you’re 10 years old, with a solid comic book collection and a secret dream of saving the world. Then your baby brother arrives—equipped with superpowers. Not you. Him. The one who can’t even hold his head up yet. This is the starting point of Super Charlie, a Swedish animated film that cheerfully upends genre conventions and hits theaters on February 18th.
In the family hierarchy, being the eldest usually comes with perks. But when the youngest starts flying faster than a plane and lifting cars before he can even walk, the game changes dramatically. Will, the story’s hero, discovers that his big brother status has lost all its luster in the face of Charlie, an overpowered infant. Yet when a supervillain threatens Stockholm, Will realizes that having an extraordinary baby in the family might not be a curse after all. He’ll just need to teach him the basics: how to fly without crashing, fight bad guys (not Dad), and above all, manage his cuddle cravings during rescue missions.
The origin of this unusual project is worth noting. Camilla Läckberg, the renowned Scandinavian thriller author translated worldwide, conceived this universe quite pragmatically. When her fifth child, Charlie, was born, she needed a way to ease the jealousy of her four older children. Her solution? Inventing stories for them where the baby lived heroic adventures during his sleep. After six months of these daily improvised tales, the writer had a revelation: this concept deserved to become a children’s book series. The real Charlie, now a 15-year-old teenager, still happily introduces himself as « Super-Charlie. » A lovely way to embrace his fictional legacy.
Sur le plan technique, Super Charlie représente un pari audacieux. Coproduit par les studios majeurs Nordisk Film et A.Film, le film affiche une animation 3D soignée, des séquences d’action dynamiques et une représentation de Stockholm particulièrement réussie. L’esthétique se démarque des standards habituels avec des personnages expressifs aux proportions stylisées qui privilégient la personnalité à l’hyperréalisme. Le réalisateur Jon Holmberg et le co-réalisateur Karsten Kiilerich ont visiblement choisi d’équilibrer les scènes spectaculaires avec des moments plus tendres, créant ainsi un rythme qui devrait séduire différentes générations de spectateurs.
Face aux productions hollywoodiennes qui multiplient les univers étendus et les enjeux apocalyptiques, Super Charlie fait le choix du second degré et de l’intimité familiale. Un héros qui pleure, réclame son biberon et dont les sauvetages du monde s’intercalent entre les siestes : voilà une proposition qui détonne. Et qui fait du bien.
Technically speaking, Super Charlie represents a bold gamble. Co-produced by major studios Nordisk Film and A.Film, the film features polished 3D animation, dynamic action sequences, and a particularly successful rendering of Stockholm. The aesthetic breaks from usual standards with expressive characters and stylized proportions that favor personality over hyper-realism. Director Jon Holmberg and co-director Karsten Kiilerich clearly chose to balance spectacular scenes with more tender moments, creating a rhythm that should appeal to different generations of viewers.
Against Hollywood productions that multiply extended universes and apocalyptic stakes, Super Charlie opts for ironic distance and family intimacy. A hero who cries, demands his bottle, and whose world-saving missions are squeezed between naps: here’s a proposal that stands out. And feels refreshing.

Super Charlie
De Jon Holmberg
En salles le 18 février 2026
Super Charlie
Directed by Jon
In theaters February 18th, 2026